Fresque de la croix saint Colomban de l’anse du Guesclin

La croix de l’anse du Guesclin est un monument à la mémoire du grand voyage de Colomban à travers l’Europe occidentale. D’une part, elle marque l’endroit d’atterrage de Colomban avec ses douze compagnons vers l’an 590. D’autre part, elle vous raconte l’histoire de la longue pérégrination de Colomban à travers l’Europe occidentale. Ce voyage s’est déroulé en deux partie, séparées par un long séjour de 20 ans à Luxeuil-les-bains dans les Vosges. La première marche dite de l’arrivée commence à Bangor en Irlande pour aller jusqu’à Luxeuil, en passant par Saint-Coulomb. La seconde marche, dite de l’exil, part de Luxeuil pour finir à Bobbio en Italie en passant par Nantes.

C’est la troisième des croix implantées en ce lieu en 1892, 1987 et 2019.
Elle est réalisé en granit de Languédias. L’ensemble est constitué de douze lames verticales et d’un bloc central en référence à Colomban débarquant accompagné de ses douze compagnons

Les blocs sont implantés suivant une spirale respectant les règles du nombre d’or. La croix centrale est orientée vers le « Rocher de l’évèque », îlot rocheux visible près de la plage du Guesclin à marée basse. Colomban regarde vers Luxeuil où il fondera 3 abbayes. Les dernières lames verticales se transforment en voiles de la barque de Colomban

Le bandeau métallique

Quelques villes significatives de périple de Colomban en Europe sont indiquées sur un bandeau en acier inox qui enlace la fresque. L’écriture utilisée est celle des moines de Luxeuil.

  • Leinster – comté de naissance de Colomban, et Bangor – ville de sa formation monastique, en Irlande.
  • Saint-Coulomb – arrivée sur le continent, Luxeuil – fondation de 3 abbayes et Nantes – naufrage lors de son renvoi en Irlande puis nouveau départ, en France.
  • Koblenz – passage sur le Rhin, en Allemagne.
  • Bâle en Suisse.
  • Bregenz en Autriche.
  • Bobbio – dernière fondation d’abbaye et décès, en Italie.

Évocation des éléments

L’eau, la terre, le vent rappellent des éléments de la culture celte et druidique qui imprégnait beaucoup Colomban et ses compagnons irlandais.

L’Irlande

Colomban est né dans le comté de Leinster (Ouest de l’Irlande). Il commence sa vie monastique à Bangor (emplacement de la rose des vents). Ce n’est qu’à l’age mûr, qu’il quittera définitivement son pays natal pour aller évangéliser le monde.

Débarquement à St Coulomb

Quittant leur barque – un long curragh, Colomban et ses compagnons arrivent à St Coulomb vers l’an 590

Les trois abbayes de Luxeuil et environs

Colomban poursuivra son chemin vers l’est de la France et fond trois abbayes dans la région de Luxeuil-les-bains

Le naufrage de Nantes

Renvoyé en Irlande par la reine Brunehaut, Colomban est embarqué sur un bateau à Nantes.  Mais son navire est rejeté à la côte par les flots et y reste tant que Colomban ne retourne pas à terre. Il y voit un signe et reprend la route vers l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie

Le cheminement

Entre les arbres stylisés, le chemin continue…

Colomban et les ours

Selon la légende, à plusieurs reprise, Colomban est en relation avec des ours. Une première fois, il demande à un ours de lui laisser sa tanière pour y faire son ermitage près de l’abbaye de Luxeuil. La seconde fois à Bobbio en Italie, un ours mange un des deux bœufs qui participaient à la construction de l’abbaye. Pour compenser cette perte, Colomban lui demande de remplacer le boeuf mangé. En Allemagne, l’ours est le symbole de l’espérance.

La statue de Colomban

Colomban, à la proue de son bateau, est représenté avec :

  • la tonsure celtique
  • une colombe
  • un soleil sur la poitrine en référence au rayons que sa mère a vu sortir de son ventre quand elle l’attendait. Ces rayons se poursuivent sur les premières dalles verticales.

La croix

Colomban est surmonté d’une sobre croix celtique rappelant ces origines

La signature des Tailleurs de Pierre

Les auteurs de ce monument ont apposé leur signature « Atelier du Rocher ». Cette signature surmonte une petite scène rappelant leur première rencontre. A vous de la trouver.

La stèle explicative

Une plaque explicative est posée sur un poteau de granit identique au monument. A l’intérieur de cette plaque est inséré un morceau de l’ancien calvaire édifié à cet endroit en 1892 et retrouvé sous le socle de la deuxième croix..

Vous pouvez lire des informations sur la genèse de ce monument et sur sa réalisation dans cette page.